F.S.U.

Infos de l’éducation nationale

Budget 2015

mardi 28 octobre 2014 par Philippe Dupont

Hormis les créations de postes promises mais qui ne couvriront encore pas tous les besoins, le budget de l’éducation nationale ne dégage que peu de marges de manœuvre pour la revalorisation, la formation continue ou l’amélioration des conditions de travail.

Mais compte tenu des suppressions massives de postes entre 2007 et 2012, de l’ordre de 80 000, les 9 421 créations d’emplois en 2015 ne permettront pas d’amélioration significative du fonctionnement des établissements scolaires. En effet, les créations d’emplois d’enseignants de ces deux dernières années ont été pour l’essentiel consacrées au rétablissement de la formation initiale. A la rentrée 2015, elles seront absorbées par la hausse démographique dans le premier comme dans le second degré...si tant est que l’on trouve des candidats en nombre suffisant pour les occuper !

Les mesures que ces créations sont censées couvrir, risquent fort de ne pas voir le jour. Il en va ainsi du « plus de maîtres que de classes », de la scolarisation des 2 ans en maternelle, de la formation continue en totale déshérence et du renforcement de l’ Education prioritaire, comme des 4 000 emplois supplémentaires entre 2015 et 2017 pour améliorer l’encadrement annoncés l’an dernier pour les collèges, sans parler des améliorations indispensables à apporter aux lycées où les réformes ont été l’un des leviers essentiels pour y supprimer des postes.

De plus, les créations d’emplois de CPE, de personnels sociaux et de santé, de personnels administratifs seront aussi, loin de permettre un quelconque rattrapage et une meilleure prise en charge des élèves.

Et avec pour la 5ième année le gel de la valeur du point d’indice, qui se cumule avec une baisse des « enveloppes catégorielles », ce budget consacre aussi une nouvelle baisse du pouvoir d’achat.

Pour la FSU, il faut en finir avec les idées fausses sur les fonctionnaires et la Fonction publique. Investir dans la formation contribue à créer les richesses dont notre pays a besoin.

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