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INAUGURATION EXPOSITION LES 20 ANS DE LA FSU

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INAUGURATION EXPOSITION LES 20 ANS DE LA FSU

jeudi 14 février 2013 par Guillaume Prioux

DISCOURS DE BERNADETTE GROISON – SECRÉTAIRE GÉNÉRALE DE LA FSU

INAUGURATION DE L’EXPOSITION SUR LES 20 ANS DE LA FSU

« DE MÂCON 1993… A POITIERS 2013 »

Fêter un anniversaire ce n’est pas que fêter un évènement. C’est rendre aussi hommage à tous ceux et à toutes celles qui ont contribué à cet évènement. Ce soir nous fêtons donc l’existence de notre fédération et nous remercions tous les militants, des syndicats de la fédération, des sections départementales, des tendances, qui ont construit la FSU, ceux et celles qui pendant ces 20 années ont permis à notre fédération de grandir et de devenir ce qu’elle est aujourd’hui. Il y a ce soir parmi nous encore quelques uns de ces militants qui étaient présents à cette création....mais nous avons aussi une pensée pour tous ceux et toutes celles qui ne sont pas avec nous à ce congrès mais avec qui nous avons tant partagé.

Et nous avons le plaisir ce soir, d’accueillir les secrétaires généraux qui à un moment ou à un autre ont eu cette responsabilité, Michel Deschamps notre premier secrétaire général à qui j’ai demandé de dire ce soir un mot, Daniel Lebret et Gérard Aschieri. Le plaisir aussi d’avoir Raphael Szajnfeld (responsable d’Unité Action). Nous les remercions de nous avoir rejoints à Poitiers pour ce moment convivial et nous en profitons pour excuser l’absence de Monique Vuaillat et de François Castaing (responsable à l’origine de la fédération de l’Ecole Émancipée).

Bien sûr nous avons une pensée particulière ce soir pour Pierre Duharcourt qui nous a quitté cet été. Pierre a beaucoup apporté à la fédération, au syndicalisme. Nous savons qu’il aurait aimé partager ce moment avec nous. Nous l’associons à cet évènement.

La construction de la FSU est une belle aventure. Certes cela ne s’est pas toujours fait sans heurts ! Des discussions vives, des coups de gueule, des débats passionnés aussi, mais la FSU a toujours su être réunie face aux grandes décisions à prendre, face aux responsabilités à assurer vis à vis des personnels. Michel Deschamps a écrit dans l’edito du journal de congrès de Mâcon « A la FSU, l’orchestre fait parfois des couacs mais la partition est bonne » et Gérard Aschieri avait conclu le congrès de La Rochelle par ces mots « Et pourtant, elle tourne... ». Une sorte de constante...mais oui, elle tourne depuis 20 ans, avec son caractère, ses ambitions, sa force et l’énergie et la conviction de ses militants animés par un même projet syndical !

Mais je ne referais pas l’histoire de la FSU ce soir. L’exposition réalisée par l’Institut de recherches de la FSU que nous venons d’inaugurer est très bien faite. J’en remercie vivement Laurent Frajerman, Jean-Michel Drevon et toute l’équipe de militants qui avec eux l’a pensée, conçue et mise en forme. Chaque section départementale, chaque syndicat en aura un exemplaire. De même, le livre de la FSU « Aujourd’hui, préparer l ’avenir ! » accorde un chapitre à notre histoire. C’est important que nous conservions ce patrimoine, que nous transmettions cette culture syndicale, un passage de témoin qui sera précieux aux futures générations de militants de la FSU. Car l’histoire bien souvent sert à éclairer le présent

La FSU reste un OVNI pour nombre d’observateurs. Imprévisible, un peu hors normes dans son fonctionnement bref une sorte de pays non aligné et qui dans le même temps est devenue une force incontournable.

La FSU s’est construite sur la volonté de faire des syndiqués des acteurs, d’associer les personnels à la vie syndicale, de faire émerger un fonctionnement nouveau ou le pluralisme devenait une richesse. Ancrée sur les métiers, syndicat national, section départementale, tendance, 3 piliers constituent depuis 20 ans les bases de notre fédération. Si notre fédération est bien, comme le rappelle l’article 1 de ses statuts une fédération de syndicats nationaux, c’est le travail commun et l’articulation de toutes ses composantes qui en fait la force et l’intérêt. Le « U » de notre FSU a interrogé. Il est le signe de notre volonté à rechercher toujours ce qui rassemble et non ce qui divise. Une marque de fabrique, une façon surtout de faire du syndicalisme. Et le rassemblement, c’est aussi à l’interne. L’invention de la synthèse est précieuse, on en remercie ceux qui ont passé des heures à lui donner une réalité...Cette synthèse qui permet la recherche de solution où chacun peut se reconnaître et qui nous fait avancer ensemble le plus loin possible.

Ce que nous pouvons retenir de l’histoire, c’est que la FSU a inscrit dans le paysage syndical français un nouvel outil syndical.
A travers ses congrès, comme aujourd’hui encore à travers celui de Poitiers, la FSU a eu à cœur de préciser sa plateforme revendicative (un nombre de pages incalculable !). Bien sûr, la force essentielle de la FSU reste celle de son origine : l’Education et la Recherche. Une force essentielle dans le mouvement syndical, un poids considérable dans les enjeux de société.

Mais la FSU s’est aussi agrandie en accueillant de nouveaux syndicats (la Territoriale, l’Agriculture, l’Environnement, et dernièrement la Caisse des Dépôts et Consignations).

Dans le même temps, elle n’a eu cesse de s’interroger et d’agir pour travailler à un rassemblement du syndicalisme.

Le Futuroscope est un lieu symbolique. Alors ce soir, ce congrès de Poitiers, sans nostalgie aucune, fête simplement, avec tous ses militants ses 20 ans et regarde résolument vers le futur.

Mais l’histoire n’a d’intérêt que pour bien s’ancrer dans le présent et anticiper l’avenir. Avec la vigueur de ces 20 années, nous allons continuer de préparer l’avenir.

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