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Journée du handicap dans la fonction publique : un trompe-l’oeil ?

jeudi 12 mai 2011 par Patrick

Communiqué de presse FSU
Les Lilas, le 12 mai 2011

Ce jeudi 12 mai a été décrété, par les ministres François BAROIN et Georges TRON, journée du handicap dans la fonction publique, sur le thème : « Handicap et Fonction publique, la volonté de réussir ».

Décidée unilatéralement, cette initiative vise à demander aux administrations de « se mobiliser » afin de « permettre aux agents d’échanger sur l’insertion professionnelle des travailleurs handicapés ».

La FSU s’est toujours prononcée en faveur d’une politique ambitieuse et volontariste pour l’accès et le maintien dans l’emploi des personnes handicapées dans la fonction publique. Elle est signataire du protocole du 8 octobre 2001 pour le développement de l’emploi des personnes handicapées dans la Fonction Publique, et prend toutes ses responsabilités dans les instances concernées : FIPHFP, CNCPH...

Si l’on ne peut que partager les objectifs affichés de l’initiative des ministres en charge de la fonction publique, cette dernière ne peut masquer les résultats plus que mitigés obtenus dans ce domaine, notamment depuis la mise en oeuvre de la loi du 11 février 2005 et la création du FIPHFP :

- le taux d’emploi reste bien en deçà de l’objectif des 6% imposé par la loi, et s’établit à 3,99% en moyenne. Les personnes handicapées hésitent à faire reconnaître leur situation, par crainte de pénalisation dans leur carrière. Elles ne sont ainsi que 1,2% à avoir accepté de le faire dans l’Education nationale.
- Le FIPHFP a maintenant trouvé un rythme de croisière, avec notamment la signature de conventions couvrant 65 % des effectifs, mais il est difficile d’obtenir un bilan qualitatif et quantitatif de ces conventions ; les partenaires sociaux n’étant pas toujours associés à ces opérations.
- L’Etat continue à se défausser de ses obligations : non-versement de la contribution de l’Education Nationale au FIPHPF, au prétexte du financement des auxiliaires de vie scolaire pour les élèves, désengagement pour la rémunération des stagiaires de la formation professionnelle, et des parcours de formation de l’AFPA...

Comment, dans ces conditions, mettre en oeuvre une politique ambitieuse dans un contexte de réduction des dépenses publiques, de suppression systématique de postes et de désengagement de l’Etat ?

A l’approche de la deuxième conférence nationale du handicap le 8 juin prochain, la FSU demande que l’on passe réellement, en matière de maintien dans l’emploi et de recrutement des personnes en situation de handicap dans la fonction publique, des discours aux actes.

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