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Enseignement supérieur et recherche

Les enseignant.e.s de statut second degré dans l’enseignement supérieur

mardi 26 juin 2018

[AEF : En 2017, 7 063 professeurs agrégés (PRAG) et 5 726 professeurs certifiés (PRCE) du secondaire sont affectés dans l’enseignement supérieur, d’après des données de la DGRH venant affiner celles que nous avons publiées début avril dans notre dossier sur les PRAG/PRCE à l’université. Elles montrent notamment que le nombre de PRAG a été multiplié par 5 depuis 1984.]

Au nombre approximatif de 14 000 en 2017, ce sont essentiellement des agrégés (PRAG : 7700) et des certifiés (PRCE : 5800)*. Représentant environ 1/5 ème des enseignants et enseignants-chercheurs, les PRAG/PRCE et assimilés effectuent environ le tiers des enseignements faits par les titulaires. Ils ont donc un rôle important, notamment en IUT et en ESPÉ.
Contrairement à une erreur souvent faite (par les jeunes collègues notamment), ces enseignants ne sont pas détachés, sauf exception, mais affectés définitivement. Ainsi, sauf sanction disciplinaire rarissime, les menaces parfois proférées de retour dans le secondaire sont totalement infondées et n’ont alors que pour objet de faire anormalement pression sur les collègues !
L’affectation dans le supérieur (le recrutement est un terme impropre pour des collègues déjà titulaires) est encadrée par une note de service : publication des postes sur l’application Galaxie, candidature, tri local des dossiers puis audition des quelques retenus et classement, acceptation du poste via l’application Galaxie… Deux campagnes existent : l’une principale (de septembre à décembre environ) qui s’apparente à la première étape du mouvement national à gestion déconcentrée du secondaire, la seconde de mars à juin. Cette dernière a été obtenue à la demande du SNESUP-FSU pour les quelques postes devenus vacants en cours d’année mais toute affectation dans ce cadre nécessite l’accord du recteur de l’académie d’origine compte tenu de la date tardive, ce qui est parfois problématique. D’autant que pour des facilités de gestion et de calendrier, trop d’universités se reposent sur cette seconde campagne qui devient équivalente à la première en nombre, et la dévoient sans percevoir les risques de refus rectoraux qu’elle engendre. Le SNESUP intervient régulièrement auprès du ministère pour qu’il recadre les établissements.
Enfin, lors de la publication d’un poste, s’il est utile d’en faire un descriptif en indiquant les particularités locales (profil du poste), le SNESUP-FSU combat une dérive récente des universités qui dérapent de plus en plus vers une « fiche de poste » détaillée et la plupart du temps contraire à nos statuts (horaires, tâches annexes et responsabilités, etc.). Rappelons que les PRAG-PRCE ne sont astreints qu’à de l’enseignement (service annuel lourd de 384 heures TD ou TP, avec le travail connexe de préparation, évaluation, correction, documentation, jurys…) et ont passé un concours pour cela. Toute autre tâche, en lien avec la pédagogie, n’est pas statutaire et ne relève que du volontariat, avec prise en compte selon un tableau d’équivalence horaire des tâches.

*A noter que les chiffres de PRAG/PRCE ont été vérifiés sur site ministériel.

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