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Réforme Générale des Politiques Publiques

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RGPP : moins d’État, moins de services publics, moins (...)

Réforme Générale des Politiques Publiques

RGPP : moins d’État, moins de services publics, moins d’emplois publics…

jeudi 30 septembre 2010 par Patrick

Lancée par le Président le 10 juillet 2007 la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) s’inscrit dans la poursuite de la réforme de l’Etat déjà largement engagée depuis plusieurs années.

Le postulat est clair : les services publics manqueraient d’efficacité et seraient trop coûteux.

Les objectifs le sont tout autant : derrière le discours technocratique de l’efficience et de la performance, il n’est plus question que de réduction drastique des moyens et de transformation voire de suppression du caractère statutaire de la gestion du plus grand nombre de fonctionnaires.

La démarche est triple 

- suppressions massives d’emplois dans la fonction publique (non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite) : déjà près de 100 000 emplois depuis le budget 2008.

- réorganisation administrative territoriale de l’Etat : réorganisation régionale sous l’autorité d’un préfet de région qui dépend du ministère de l’intérieur et mise en place d’une transversalité départementale (nouvelles directions régionales et créations des DDI). Au nom de la mutualisation et sous couvert de rationalisation des dépenses publiques les missions sont dénaturées voire supprimées, la professionnalité des agents niée ; les fusions dans les ministères conduisent à casser les savoirs faire des fonctionnaires, à perdre les expertises construites au fil des ans. Sous couvert d’autonomie il s’agit en fait d’une « reprise en main ».

- remise en cause du principe statutaire pour définir les conditions d’emploi, de services, de rémunération et de recrutement des fonctionnaires avec l’objectif d’individualiser le plus possible d’éléments décisifs du métier et de la carrière des fonctionnaires : salaires au mérite, développement des recrutements hors concours, développement des recrutements par contrat, définition locale des missions, avec un renforcement considérable du rôle du chef de service.

La FSU se bat contre ces atteintes multiformes à la fonction publique et à ses agents conséquences d’une politique qui organise la casse des services publics et de la fonction publique, cette dernière étant un pôle de résistance au marché notamment du fait de sa taille et des solidarités qui y existe, de la nature et de l’étendue de ses missions et du statut protecteur des fonctionnaires et à ce titre dénoncée par le gouvernement comme une anomalie.

Le 19 octobre, votez FSU !

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