Un ouvrage sur l’histoire de la FSU (objectifs, historique...) Comment la FSU s’est, au fil du temps...
Contribution pour la grande conférence sociale les 9 et 10 juillet 2012
(Conseil économique, social et environnemental)
Table-ronde : Assurer des systèmes de rémunérations justes et efficaces
Dans un contexte marqué par les suppressions d’emplois, la dégradation des conditions de travail, le pouvoir d’achat des agents de la Fonction publique, en activité ou retraités, n’a cessé de reculer :
Conséquence de la hausse du SMIC au 1er juillet 2012, le minimum de traitement des fonctionnaires est porté à l’indice majoré 308. C’est la treizième fois depuis 2000 que le gouvernement a été contraint de relever le traitement minimum pour le porter.... au niveau du SMIC !
En catégorie C, la carrière n’existe plus. Compte tenu du tassement des grilles, la hausse du minimum de traitement entraîne le relèvement des traitements des agents de la FP rémunérés jusqu’au 6ème échelon de l’échelle 3, au 4ème échelon de l’échelle 4 et jusqu’au 3ème de l’échelle 5.
L’écrasement de la carrière et le déclassement salarial concernent toutes les catégories. Désormais, le recrutement en catégorie B se fait à 0,65 % du SMIC, celui en catégorie A, à 13 % du SMIC.
Lorsqu’ils ne sont pas payés au SMIC, la plupart des non titulaires ne voient pas leur salaire évoluer.
Rien ne justifie qu’aujourd’hui les personnels de la Fonction publique soient moins payés que leurs aînés.
Toutes les mesures prises depuis 2007 au nom du trop fameux slogan « Travailler plus pour gagner plus » ont accru les inégalités salariales entre les femmes et hommes.
A ne plus rémunérer les qualifications dont la Fonction publique a besoin, certains métiers recrutent mal (infirmières, enseignants...), des tâches complexes sont confiées à des personnels qui n’ont pas toujours les moyens de bien les effectuer ou que l’on ne paie pas au niveau que l’on exige d’eux.
La crise ne provient pas du niveau des salaires et des pensions, mais de la recherche, par une minorité, de profits toujours plus importants.
Le déficit public provient d’abord des cadeaux fiscaux et des exonérations sociales. Les dépenses publiques ont montré leur efficacité : tous se félicitaient en 2008 de leur rôle « d’amortisseur social ».
Aujourd’hui, quand une partie des salariés et des retraités n’ont pas de revenus suffisants pour faire face à leurs besoins et à ceux de leurs familles, faudrait-il appliquer des politiques dictées par les marchés ?
Ce n’est pas le point de vue de la FSU. La part des richesses reversées en salaires pour les agents de l’Etat ne cesse de diminuer.

Le maintien en 2010 de la part des rémunérations dans le PIB depuis 1999 aurait dégagé 18 milliards d’euros, soit le coût d’une augmentation du point d’indice de 22 %.
La baisse des traitements relève donc d’un choix politique et non d’une nécessité économique.
Notre travail a une utilité sociale et économique ; les revendications salariales peuvent être satisfaites par une politique fiscale plus juste.
DES NÉGOCIATIONS SALARIALES DOIVENT S’OUVRIR DANS LA FONCTION PUBLIQUE POUR SORTIR D’UNE POLITIQUE INJUSTE ET DANGEREUSE.
Nous exigeons la progression du pouvoir d’achat des traitements et des pensions, et la refonte de la grille.
Pour les actifs, il faut une revalorisation immédiate et conséquente du point d’indice, suivie d’une négociation sur :