Un ouvrage sur l’histoire de la FSU (objectifs, historique...) Comment la FSU s’est, au fil du temps...
Contribution pour la grande conférence sociale les 9 et 10 juillet 2012
(Conseil économique, social et environnemental)
Table-ronde : Assurer l’avenir des retraites et de notre protection sociale
Adhésion de la FSU au principe fondateur de 1945 « chacun contribue selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ».
S’oppose à la logique assistance et assurance individuelle, à la logique de la séparation des risques ;
pour des raisons d’efficacité, d’économie, de justice sociale.
Un constat préoccupant : la sécurité sociale rembourse à peine 50% de la médecine de ville, l’hôpital public est en difficulté.
Multiplication des franchises, déremboursements, explosion des dépassements d’honoraires alimentent un reste à charge croissant d’autant que 4 à 5 millions de personnes sont sans mutuelle ;
cela conduit à des retards ou au renoncement aux soins (c’est le cas de 41% des agents publics selon la MFP).
Il y a donc besoin :
C’est bien de l’intérêt de tous que les familles soient accompagnées pour l’éducation de leurs enfants. Il faut donc assurer un financement collectif et le versement des allocations familiales à toutes les familles dès le 1er enfant, sans redéploiement. La FSU souligne le rôle essentiel de l’accueil de la petite enfance pour la natalité, pour l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Ces besoins sont mal satisfaits aujourd’hui. La réponse est à construire prioritairement dans le cadre du service public (égal accès, formation et statut des personnels).
De manière complémentaire, la FSU se prononce en faveur de la révision et de l’augmentation du RSA, pour le versement d’une allocation d’autonomie aux jeunes adultes.
Maîtriser les dépenses, assurer le financement pour répondre aux besoins : il y a là des arbitrages politiques indispensables. Il faut plus de démocratie sociale par l’élection dans les organismes de l’assurance maladie, dans les ARS, de la représentation de toutes les organisations syndicales dansles hauts conseils.
La question du financement est du point de vue de la FSU étroitement liée à celles des droits garantis, de leur adaptation aux besoins. En particulier, la perte d’autonomie et le handicap, quelques soient l’âge et la cause, doivent relever de la sécurité sociale et du service public.
L’augmentation des ressources socialisées passe par la confiance dans le système dont chacun doit être assuré qu’il réponde le cas échéant à ses besoins.