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élections au CTMESR

Communiqués

élections au CTMESR

lundi 08 décembre 2014

La FSU enregistre les premiers éléments qui ressortent des résultats encore non confirmés pour l’élection du Comité technique du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche (CTMESR) qui, pour la première fois est élu directement par les suffrages des personnels. En ce sens, elle déplore la trop faible participation des personnels : seuls environ un tiers d’entre eux auront voté et de manière très inégale selon les statuts et les secteurs.

Pour la FSU, cette faible participation est aggravée par les conditions d’organisation désastreuses du scrutin à l’urne, par le désintérêt de nombre de directions d’universités, qui aboutit aujourd’hui au fait que le ministère est incapable de proclamer les résultats de celle-ci. De plus, les délais trop courts n’ont pas permis à tous les électeurs de recevoir le matériel de vote dans les temps, et de participer à l’élection par correspondance dans les organismes de recherche.

Cette faible participation, et l’absence de fiabilisation des résultats, ne saurait pour autant conduire à ne pas tirer quelques bilans du scrutin et d’abord de souligner l’éclatement de la représentation syndicale des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR). Comme dans d’autres secteurs, la FSU constate que le résultat de ces élections traduit également dans l’ESR une forme de repli regrettable, tant pour les personnels, que pour l’avenir du système éducatif.

A l’heure où l’ESR est soumis à de grandes transformations menaçant le service public, à l’heure où les statuts des personnels, leurs carrières, leurs conditions de travail et de rémunération sont malmenés par les logiques d’autonomie des universités, et par le dénigrement systématique des fonctionnaires, à l’heure où l’austérité maintient la précarité d’un grand nombre de jeunes scientifiques et diminue l’emploi scientifique statutaire, et dégrade tous les secteurs de l’ESR, pour la FSU, c’est au contraire une dynamique de rassemblement, par-delà tous les corporatismes, une dynamique d’unité syndicale qui doit dominer.

Dans les universités, les organismes de recherche et les autres établissements, comme au niveau national, la FSU continuera de travailler en ce sens, sans rien lâcher de sa détermination à gagner des avancées pour les personnels et le service public.

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