Un ouvrage sur l’histoire de la FSU (objectifs, historique...) Comment la FSU s’est, au fil du temps...Formation des maîtres : pour une formation professionnelle universitaire digne de ce nom !
Concours de recrutement : des postes, des pré-recrutements et des aides financières à la hauteur des besoins !
Les dernières informations apportées par les ministres sur la mise en œuvre de la réforme de la formation des enseignants et des CPE et le maintien des suppressions d’emplois confirment la volonté d’imposer une réforme à marche forcée qui est avant tout motivée par une logique d’économie budgétaire. En l’état, elle sacrifie la qualité de la formation disciplinaire et professionnelle et écarte une grande partie des étudiants de la possibilité d’accéder aux métiers de l’enseignement.
Les délais irréalistes fixés par le ministère, la communication tardive et incomplète des informations et les exigences contradictoires imposées aux Masters « métiers de l’enseignement » sont tels que de très nombreuses universités ne seront pas en mesure de déposer des maquettes de Master le 15 février. Il en résultera de grandes inégalités selon les régions et les universités.
Le gouvernement fait des étudiants les victimes de cette réforme en refusant le report complet de la réforme d’une année et en proposant des mesures transitoires qui laissent de côté une grande partie d’entre eux.
Pour que les étudiants ne soient pas lésés, il est indispensable que :
Le report du premier nouveau concours en 2011 doit permettre d’ouvrir sans attendre des discussions sur l’ensemble des questions concernant la formation et notamment sur :
Sur cette base, une négociation doit s’ouvrir dans des délais très brefs pour une formation universitaire des enseignants qui améliore réellement leur professionnalité.
Les soussignés considèrent que l’élévation du niveau de qualification des enseignants est une des conditions de l’amélioration du système éducatif.
Ils dénoncent la volonté du gouvernement d’imposer à marche forcée une réforme de la formation des enseignants, avant tout motivée par une logique d’économies budgétaires, qui affaiblit la formation scientifique et professionnelle et qui va écarter de nombreux étudiants de la possibilité d’accéder à ces métiers.
Ils réclament des recrutements qui couvrent réellement les besoins, sur des emplois statutaires et revalorisés, une programmation sur cinq ans des postes ouverts aux concours, la mise en place de véritables pré-recrutements et des aides financières pour les étudiants.
Ils exigent le maintien des concours en 2010 sous leur forme actuelle et l’ouverture d’une réelle négociation sur une toute autre réforme de la formation des enseignants et notamment sur l’articulation master-concours (place et contenus des concours, cadrage national des masters), les contenus de formation et l’accompagnement des stages pendant le master et après le concours, le rôle des IUFM et de leur potentiel de formation, la coopération des universités concernées, les mesures transitoires à mettre en place.
30 organisations syndicales, politiques et associations d’usagers appellent à organiser dans tout le pays des états généraux des services publics. L’objectif est de construire des propositions pour l’avenir du service public.